Réflexions et propositions pour des protections commerciales pour l'Europe
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Emmanuel Todd invité de France Inter mardi 19 juin
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Emmanuel Todd invité de RMC mercredi 4 avril à 8h30
03/04/2007 16:41 -
Le Parti Socialiste et le libre-échange/protectionnisme
13/03/2007 11:32
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par Emmanuel Todd, Gallimard, 2008
L'élection de Nicolas Sarkozy semble avoir placé la France en état d'apesanteur : cadeaux fiscaux aux plus riches, socialistes passés à droite, atlantisme, exhibitionnisme présidentiel, désignation de boucs émissaires immigrés ou musulmans, etc., etc.
Dénoncer l'action de Nicolas Sarkozy ne suffit pas. C'est en partie grâce à ses défauts qu'il a été élu. Sous la diversité des symptômes, c'est d'une véritable crise de la démocratie qu'il s'agit. Pour la comprendre, il faut identifier, au présent et dans la longue durée de l'histoire, ces fadeurs lourds que sont le vide religieux, la stagnation éducative, la nouvelle stratification sociale, l'impact destructeur du libre-échange, l'appauvrissement des classes moyennes, l'égarement des classes supérieures. Emmanuel Todd ne ménage personne, dans aucun camp.
Son approche permet de comprendre pourquoi la société française hésite entre ethnicisation et retour de la lutte des classes. Elle oblige à se demander si les hommes politiques, incapables de manipuler plus longtemps notre " démocratie d'opinion ", ne vont pas devoir purement et simplement supprimer le suffrage universel. A moins que, cédant à la pression de la société, ils n'acceptent d'envisager une nouvelle politique économique, protectionniste à l'échelle européenne.
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Dénoncer l'action de Nicolas Sarkozy ne suffit pas. C'est en partie grâce à ses défauts qu'il a été élu. Sous la diversité des symptômes, c'est d'une véritable crise de la démocratie qu'il s'agit. Pour la comprendre, il faut identifier, au présent et dans la longue durée de l'histoire, ces fadeurs lourds que sont le vide religieux, la stagnation éducative, la nouvelle stratification sociale, l'impact destructeur du libre-échange, l'appauvrissement des classes moyennes, l'égarement des classes supérieures. Emmanuel Todd ne ménage personne, dans aucun camp.
Son approche permet de comprendre pourquoi la société française hésite entre ethnicisation et retour de la lutte des classes. Elle oblige à se demander si les hommes politiques, incapables de manipuler plus longtemps notre " démocratie d'opinion ", ne vont pas devoir purement et simplement supprimer le suffrage universel. A moins que, cédant à la pression de la société, ils n'acceptent d'envisager une nouvelle politique économique, protectionniste à l'échelle européenne.
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emmanuel todd
Par Jean-Luc Gréau, Le débat Gallimard, 2008
Le débat de fond en matière de politique économique a disparu, au moment où nous en aurions le plus besoin.
Certes, il existe une vigoureuse protestation altermondialiste, mais son propos relève plutôt de la dénonciation que de la compréhension du capitalisme tel qu'il va. Certes, concède le discours officiel, il subsiste des nuances entre " politiques de droite " et " politiques de gauche ", mais les prémisses en sont les mêmes. Or ce sont elles qu'il s'agit d'interroger : qu'est-ce que cette fameuse concurrence supposée avoir remède à tout ? La vénérable théorie des avantages comparatifs, justifiant l'ouverture mondiale des échanges, est-elle toujours valable ? Vivons-nous réellement dans une " société post-industrielle " ? Comment fonctionne la sphère financière ?
Autant de questions clés que Jean-Luc Gréau reprend ici à nouveaux frais, dans la ligne de ses précédents ouvrages, Le Capitalisme malade de sa finance et L'Avenir du capitalisme (tous deux parus dans la même collection, en 1998 et en 2005).
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Certes, il existe une vigoureuse protestation altermondialiste, mais son propos relève plutôt de la dénonciation que de la compréhension du capitalisme tel qu'il va. Certes, concède le discours officiel, il subsiste des nuances entre " politiques de droite " et " politiques de gauche ", mais les prémisses en sont les mêmes. Or ce sont elles qu'il s'agit d'interroger : qu'est-ce que cette fameuse concurrence supposée avoir remède à tout ? La vénérable théorie des avantages comparatifs, justifiant l'ouverture mondiale des échanges, est-elle toujours valable ? Vivons-nous réellement dans une " société post-industrielle " ? Comment fonctionne la sphère financière ?
Autant de questions clés que Jean-Luc Gréau reprend ici à nouveaux frais, dans la ligne de ses précédents ouvrages, Le Capitalisme malade de sa finance et L'Avenir du capitalisme (tous deux parus dans la même collection, en 1998 et en 2005).
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jean-luc gréau
Les actes du colloque organisé par la Fondation Res Publica le 17 mars 2008 sont en ligne.
Avec la participation de :
- Edouard Husson, Maître de conférences à l’Université de Paris IV
- Claude Le Gal, Secrétaire général du Club économique franco-allemand
- François David, Président de la Coface
- Tobias Seidel, Chercheur à l’Institute for Economic Research de Münich
- Hervé Joly, Chargé de recherche au CNRS
- Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation Res Publica
(en présence de M. Claude Martin, ancien Ambassadeur de France en Allemagne)
Les actes sont disponibles à cette adresse : www.fondation-res-publica.org
par Hakim El Karoui, Flammarion, 2006
Présentation de l'éditeur :
A l'heure où se dessinent les questions qui feront la campagne de 2007, voilà un livre qui prend de la hauteur tout en apportant des solutions concrètes. Il repose sur une conviction forte : la crise identitaire que traverse la France n'est pas la sanction de son retard à s'adapter au monde moderne, mais le signe d'un affrontement inédit dans son histoire entre deux systèmes de valeur, l'un fondé sur l'inégalité, l'autre sur l'égalité. Comprise dans un sens très large, cette notion d'inégalité désigne le dispositif qui permet aux pays développés de garantir leur avance sur le reste du monde. Elle renvoie aussi, au sein de ces mêmes pays, au choix consensuel d'un libre-échange porteur de délitement social, à l'accroissement de l'écart entre les élites et les classes populaires ou encore à l'incapacité de l'école à corriger les inégalités de départ. De ce système formidablement protecteur des positions acquises, les Français ne veulent pas. Eux que l'on dit versatiles et individualistes, ils manifestent à longueur d'élections une constance absolue dans leur choix que seuls les responsables politiques réussissent à ne pas voir envers et contre tout, ils disent leur préférence pour l'égalité, que l'on découvre, par exemple, dans leur obstination à vouloir assimiler les immigrés. Savoir si les Français ont raison ou non de tenir à cette " exception " dépasse le cadre de nos frontières : le monde a besoin de l'égalité pour organiser la montée en puissance des pays émergents, gérer la crise de l'islam ainsi que le déclin programmé de la puissance américaine, et limiter la fragmentation interne des sociétés occidentales. A rebours des théories du déclin et de la vaine opposition entre "social " et " libéral ", cet essai, original et stimulant, pose une question interdite : et si les Français avaient raison ?
Biographie de l'auteur :
Hakim El Karoui, 35 ans, ancien élève de l'ENS et agrégé de géographie, a été la "plume" de Jean-Pierre Raffarin à Matignon avant d'être chargé de la prospective à Bercy jusqu'en août 2006, Il est également membre du conseil scientifique de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration.
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A l'heure où se dessinent les questions qui feront la campagne de 2007, voilà un livre qui prend de la hauteur tout en apportant des solutions concrètes. Il repose sur une conviction forte : la crise identitaire que traverse la France n'est pas la sanction de son retard à s'adapter au monde moderne, mais le signe d'un affrontement inédit dans son histoire entre deux systèmes de valeur, l'un fondé sur l'inégalité, l'autre sur l'égalité. Comprise dans un sens très large, cette notion d'inégalité désigne le dispositif qui permet aux pays développés de garantir leur avance sur le reste du monde. Elle renvoie aussi, au sein de ces mêmes pays, au choix consensuel d'un libre-échange porteur de délitement social, à l'accroissement de l'écart entre les élites et les classes populaires ou encore à l'incapacité de l'école à corriger les inégalités de départ. De ce système formidablement protecteur des positions acquises, les Français ne veulent pas. Eux que l'on dit versatiles et individualistes, ils manifestent à longueur d'élections une constance absolue dans leur choix que seuls les responsables politiques réussissent à ne pas voir envers et contre tout, ils disent leur préférence pour l'égalité, que l'on découvre, par exemple, dans leur obstination à vouloir assimiler les immigrés. Savoir si les Français ont raison ou non de tenir à cette " exception " dépasse le cadre de nos frontières : le monde a besoin de l'égalité pour organiser la montée en puissance des pays émergents, gérer la crise de l'islam ainsi que le déclin programmé de la puissance américaine, et limiter la fragmentation interne des sociétés occidentales. A rebours des théories du déclin et de la vaine opposition entre "social " et " libéral ", cet essai, original et stimulant, pose une question interdite : et si les Français avaient raison ?
Biographie de l'auteur :
Hakim El Karoui, 35 ans, ancien élève de l'ENS et agrégé de géographie, a été la "plume" de Jean-Pierre Raffarin à Matignon avant d'être chargé de la prospective à Bercy jusqu'en août 2006, Il est également membre du conseil scientifique de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration.
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hakim el karoui
Le Débat numéro 141, septembre-octobre 2006. Revue disponible en librairie ou sur abonnement.
Le dossier comprend 4 articles :
-Jean-Luc Gréau : Reconstruire l'Europe économique
-Edouard Husson : L'Allemagne, l'Europe et le monde
-Xavier Timbeau : Comment le projet européen s'égare
-Hakim El Karoui : Du bon usage de l'exception française
Présentation du dossier par Le Débat :
Le choix européen :
Et si le débat le plus important de l'élection de 2007 était celui qui a toutes les chances d'être escamoté derrière les incantations convenues de rigueur sur la « relance » de la construction européenne ?
Le vrai choix politique devant lequel nous nous trouvons, celui qui conditionne tous les autres, n'est-il pas celui qui porte sur ce que nous voulons faire de l'Europe et sur ce que nous pouvons en attendre, économiquement parlant ?
Pourra-t-on indéfiniment faire l'impasse sur la question de savoir si l'entité européenne doit représenter une organisation protectrice au sein d'un monde mondialisé ? N'a-t-on édifié l'Union que pour la dissoudre dans l'OMC ? Anathémisée de manière automatique par la pensée économique officielle, la définition d'un protectionnisme intelligent et adapté à l'échelle européenne n'en paraît pas moins mériter un examen sérieux.
Jean-Luc Gréau plaide en ce sens pour une affirmation cohérente de l'Europe économique. Encore l'adoption d'un tel programme suppose-t-elle de rallier ses partenaires. Or le principal d'entre eux, l'Allemagne, a opté, en sens opposé, pour le monde. Un choix réversible, selon Édouard Husson, qui montre comment l'option européenne continue de correspondre aux intérêts bien compris de l'économie allemande.
Xavier Timbeau éclaire, dans une perspective différente, les dévoiements du projet européen. Non seulement l'adoption de l'euro n'a pas suffi à créer une convergence des politiques économiques, mais elle se prête à des divergences destructrices. Comment retrouver le chemin d'une synergie générale dans cette Europe éclatée de la monnaie commune ?
Et si, pour finir, l'antilibéralisme qui singularise et isole les Français était susceptible d'un bon usage, demande Hakim El Karoui ? Il dégage les conditions qui permettraient de donner une traduction politique pertinente.
Voir le site de la revue : www.le-debat.gallimard.fr
-Jean-Luc Gréau : Reconstruire l'Europe économique
-Edouard Husson : L'Allemagne, l'Europe et le monde
-Xavier Timbeau : Comment le projet européen s'égare
-Hakim El Karoui : Du bon usage de l'exception française
Présentation du dossier par Le Débat :
Le choix européen :
Et si le débat le plus important de l'élection de 2007 était celui qui a toutes les chances d'être escamoté derrière les incantations convenues de rigueur sur la « relance » de la construction européenne ?
Le vrai choix politique devant lequel nous nous trouvons, celui qui conditionne tous les autres, n'est-il pas celui qui porte sur ce que nous voulons faire de l'Europe et sur ce que nous pouvons en attendre, économiquement parlant ?
Pourra-t-on indéfiniment faire l'impasse sur la question de savoir si l'entité européenne doit représenter une organisation protectrice au sein d'un monde mondialisé ? N'a-t-on édifié l'Union que pour la dissoudre dans l'OMC ? Anathémisée de manière automatique par la pensée économique officielle, la définition d'un protectionnisme intelligent et adapté à l'échelle européenne n'en paraît pas moins mériter un examen sérieux.
Jean-Luc Gréau plaide en ce sens pour une affirmation cohérente de l'Europe économique. Encore l'adoption d'un tel programme suppose-t-elle de rallier ses partenaires. Or le principal d'entre eux, l'Allemagne, a opté, en sens opposé, pour le monde. Un choix réversible, selon Édouard Husson, qui montre comment l'option européenne continue de correspondre aux intérêts bien compris de l'économie allemande.
Xavier Timbeau éclaire, dans une perspective différente, les dévoiements du projet européen. Non seulement l'adoption de l'euro n'a pas suffi à créer une convergence des politiques économiques, mais elle se prête à des divergences destructrices. Comment retrouver le chemin d'une synergie générale dans cette Europe éclatée de la monnaie commune ?
Et si, pour finir, l'antilibéralisme qui singularise et isole les Français était susceptible d'un bon usage, demande Hakim El Karoui ? Il dégage les conditions qui permettraient de donner une traduction politique pertinente.
Voir le site de la revue : www.le-debat.gallimard.fr
Les actes du colloque organisé par la Fondation Res Publica le 28 novembre 2005 sont en ligne
- Introduction de Jean-Pierre Chevènement
- Jean-Luc Gréau, Economiste, auteur de « l'Avenir du capitalisme »
- Jean-Marie Metzger, Directeur des échanges à l'OCDE
- Jean-Marie Paugam, Directeur à l'IFRI
- Paul-Henry Ravier, Ancien Directeur Général adjoint de l'OMC
- Bruno Amable, Professeur à l'Université de Paris X
- Philippe Cohen, Journaliste économique, auteur (avec L.Richard) de « La Chine sera-t-elle notre cauchemar ? »
- Jean-Michel Quatrepoint, Journaliste, directeur de La Lettre A
Les actes sont disponibles à cette adresse : www.fondation-res-publica.org
Pour un protectionnisme européen - Réflexions et propositions pour des protections commerciales pour l'Europe









